AERA
Artikoloj

Organiser une émission radiophonique
sur l'Espéranto

(1998)

Henri Masson
esperantlingva versio

AERA
Artikoloj



Organisation | Approche sociologique et pratique

 
Organisation

A l'occasion de l'enregistrement d'une émission sur RCF-Vendée, l'association Espéranto-Vendée a tenté une expérience sur Internet afin d'estimer l'efficacité de l'espéranto dans les échanges nationaux et surtout internationaux. Tous les messages qui suivent sont traduits (où résumés) de l'espéranto. Un message a d'abord été envoyé à l'adresse de ãEventojä (Événements) qui, à Budapest, joue le rôle d'agence mondiale d'information sur l'espéranto (<eventoj@hungary.net>, web : <http://www.hungary.net/esperanto/>) et à laquelle sont essentiellement abonnés des rédacteurs de publications et des responsables d'associations et de cours d'espéranto. Le but était d'obtenir au minimum un simple message spontané de salutations à RCF-Vendée, aux invités de l'émission et aux auditeurs, mais aussi des témoignages et avis sur les problèmes de langues et de communication linguistique, sur les activités pour l'espéranto dans les pays concernés, ou même des anecdotes, etc. Il convient de signaler qu'aucune connaissance disposant d'une adresse électronique n'a été directement sollicitée, sans quoi le chiffre aurait été beaucoup plus élevé, mais faussé, donc sans réel intérêt. L'expérience était volontairement limitée. L'origine des messages reçus en réponse s'établit ainsi :

Norvège 10; Japon 2; Brésil; 1; Nouvelle-Zélande 1 France 5; Pays-Bas 2; Canada (Québec); 1; Pologne 1 Italie 3; Allemagne 1; Corée 1; Suède 1 Croatie 2; Argentine (Patagonie) 1; Danemark; 1; Suisse 1 États-Unis 2; Australie; 1; Espagne 1; Tchéquie (Rép. tchèque) 1 Hongrie 2; Belgique 1; Grande-Bretagne 1

donc 43 messages de 23 pays qui représentent pas moins de 16 langues : danois, norvégien, suédois, français, italien, espagnol, portugais, anglais, allemand, néerlandais, croate, hongrois, polonais, tchèque, coréen, japonais. Compte tenu du fait que le message s'adressait à un public restreint et qu'Internet est encore peu répandu dans bien des régions du monde, voire même quasi inexistant, ce résultat est fort intéressant.

 
Approche sociologique et pratique

En fonction des indications portées sur ces messages, ou de la connaissance de ces personnes du fait que leur nom figure souvent dans les médias en espéranto, il apparaît que la répartition s'établit ainsi :

Professeurs d'universités (lorsque précisé, donc au moins) : 4

- Taegu (Corée) : Économie et Commerce (aussi président de l'Association Universelle d'Espéranto), - Münster (Allemagne) : Informatique Médicale, - Salford (Grande-Bretagne) : Langues vivantes, - Padoue (Italie) : Mathématiques.

Étudiants (lorsque précisé, donc au moins) : 3

- Andrzej, 20 ans, Université de Wroclaw (Pologne) : Économie, Commerce et Marketing - Knut, Université de Trondheim (Norvège) : Géographie - Dagfinn, 20 ans, Université d'Oslo : Médecine. Il n'apprend l'espéranto que depuis six mois sur Internet et envisage de participer à la Conférence Scientifique Estudiantine à Vladivostok, l'été prochain. Chose inimaginable avec toute autre langue...

Autres professions et activités (lorsque précisé ou lorsque des informations ont circulé à leur sujet dans les médias en espéranto) :

- Petro Chrdle, propriétaire et directeur de la société tchèque d'organisation de congrès et de voyages Kava-Pech, à Prague. Sur Internet, il estime utiliser le tchèque pour 30% de ses échanges, l'anglais pour 30%, l'espéranto pour 30% et l'allemand pour 10%. Il connaît d'autres langues, mais pas assez pour une utilisation professionnelle. - Paul Gubbins, scénariste d'un cours télévisé d'espéranto réalisé aux États-Unis, a ouvert un cours d'espéranto à l'Université de Salford, en Grande-Bretagne. - Geza Kurucz, Hongroise, rédactrice de Juna Amiko (Jeune Ami), un magazine en espéranto pour les jeunes lu dans 82 pays. - Vera Acsadi, Hongroise, membre de la direction de la Jeunesse Espérantiste Hongroise. - Mine Yositaka, Japonais, rédacteur de ãRiverojä (Rivières, au pluriel).

Couples bi-nationaux (lorsque précisé, donc au moins) : 4

- Alexander Kogan est russe. Il a épousé Helle, une Danoise. Il dirige un cours d'espéranto pour 20 personnes à Copenhague et souhaite des contacts pour ses élèves avec ceux du cours de Marie-Christine Kosoñ (elle-même mariée avec un Polonais rencontré lors d'un congrès d'espéranto à Stockholm), à La Roche-sur-Yon. Comme l'un des participants annoncés de l'émission aurait dû être Fabrice Morandeau, président d'Espéranto-Vendée et membre de la Ligue Internationale des Aveugles Espérantistes, il signale que le président du Club d'Espéranto des Espérantistes Aveugles de Copenhague a équipé son ordinateur d'un synthétiseur de voix qui l'aide beaucoup à lire ses messages, et il ajoute son adresse électronique. - Mila Kolinska est polonaise. Elle a épousé Gerard van der Horst, un Néerlandais. Elle est à l'origine d'un cours d'espéranto sur cassette vidéo intitulé ãMazi en Gondolandoä, basé sur une méthode d'enseignement de l'anglais produit par BBC-English. - Claude Rouget est français et vit en Norvège. C'est l'amour d'une espérantiste norvégienne qui l'a amené à déménager à Tromsö, au-delà du Cercle Polaire. Comme ça ne marchait pas, ils se sont séparés au bout de trois ans. Il s'est trouvé une compagne espérantiste russe qui vit aussi en Norvège et son ex-amie s'est mariée avec un espérantiste hongrois... ãLes deux couples sont naturellement à 100% espérantistes et utilisent la Langue Internationale pour communiquer chez euxä, ajoute-t-il, puis ãJe pourrais aussi mentionner que j'ai voyagé durant une année en Asie, en 1996/97, principalement à l'aide de l'espéranto. En Russie et au Japon, j'ai logé presque rien que chez des espérantistes; et même en Chine, j'ai eu les contacts les plus intéressants par l'intermédiaire d'espérantistes ou avec des espérantistesä. - José Pinto de Sousa écrit : ãÉtant un Portugais qui habite à Bruxelles, Belgique, je dois tous les jours affronter le problème de la diversité linguistique. Pas seulement dans la rue, dans une ville où l'on parle deux langues, mais aussi à mon travail où l'on en parle onze (je suis traducteur au Conseil de l'Union Européenne) et même chez moi, parce que mon épouse est néerlandaise et nous éduquons notre fils en deux langues. Est-ce que les auditeurs de Vendée, France, sont conscients du problème linguistique dans le monde ? Est-ce qu'ils croient encore que la langue française suffit pour communiquer avec des étrangers ? Pensent-ils que l'on doit apprendre la langue des Américains et des Anglais, ou une vraie langue internationale appartenant à tous et non seulement à certains ?ä

Divers :

- Willhelm Luttermann est Allemand. Il a enseigné cette langue en France où il vit. Il écrit : ãVoici le salut de quelqu'un qui s'est convaincu par le biais d'une émission de France Inter, en 1988, que l'espéranto est une langue non seulement simple et facile, mais, aussi, riche. En fait, cette émission m'a incité à apprendre la langue ÷ par ailleurs tout seul ÷ et ensuite à voyager dans divers pays dont je ne maîtrise pas les langues et dans lesquels j'ai maintenant des amis avec lesquels je communique à un niveau proche de celui de ma langue maternelle.ä

- Spomenka Þtimec est croate. Elle travaille au Service Culturel International et a dirigés des cours d'espéranto dans divers pays, entre autres aux États-Unis, dans le cadre de l'université d'été de l'État de San Francisco. "Après que la Ligue Croate d'Espéranto ait réalisé un timbre-poste avec le portrait de Zamenhof émis par la Poste Croate; après que la Banque Populaire Croate ait mis en circulation une pièce de monnaie de 25 kunas pour commémorer le premier congrès des espérantistes croates, nous préparons maintenant une carte téléphonique en l'honneur du 54ème congrès international de la jeunesse qui aura lieu en Croatie en juillet 1998." Sans doute convient-il de rappeler que Franjo Tudjman, président de la république croate, a appris l'espéranto à Zagreb, lorsqu'il était étudiant.

- Otto Prytz est norvégien. Aveugle, il a beaucoup voyagé à travers le monde malgré son handicap et ne se tient pas à l'écart de la vie des autres : ãJe suis totalement aveugle et j'utilise un ordinateur auquel est couplé un écran braille; donc je peux sans aide lire les messages électroniques bien que les expéditeurs ne pensent pas qu'ils sont lisibles aussi en braille. Je peux aussi corriger ce que j'écris moi-même. C'était impossible lorsque je tapais avec une machine ordinaire. Je devais alors écrire autant que possible sans erreur, et, si je me trompais, je ne pouvais pas corriger les erreurs sans aide. J'aimerais faire quelques comparaisons : De même que la création de Louis Braille nous permet, à nous, les aveugles, de prendre part directement à la culture écrite et de communiquer par écrit avec nos semblables, de même, la création de Ludwik Zamenhof permet aux hommes de participer directement à la culture mondiale et de communiquer avec nos semblables dans le monde entier. Le Braille est un système d'écriture appliqué dans le monde entier, et l'espéranto est un moyen de communication applicable dans le monde entier, aussi facilement que le réseau, et aussi simplement que le système braille.ä

- "Je me nomme Andrzej Cwalinski; je suis de Pologne, de la ville de Kedzierzyn-Kozle. J'ai 20 ans; j'étudie le commerce et l'économie à Wroclaw. Je connais l'espéranto depuis 3 ans. Je suis membre de la direction de mon club municipal d'espéranto et rédacteur de ãKurieroä (voir http://polbox.com/c/cwany). Ce n'est peut-être pas un message intéressant, mais je veux seulement montrer que si vous avez besoin de l'aide d'espérantistes, je suis certes prêt. Bonne émission !"

- "Ayant appris que vous participerez à une émission sur RCF-Vendée, nous avons pensé que ce ne serait pas opportun si, parmi les messages que vous recevrez du monde entier, le salut du groupe d'espéranto de Rome était manquant", écrit Renato Corsetti, président de ce groupe.

- Ruben Sanchez adresse un bonjour de Neuchen, en Patagonie, la très vaste région du sud de l'Argentine : "Veuillez dire à la rédaction et à l'équipe de RCF-Vendée qu'ici nous avons vu à la télé câblée la messe qui a eu lieu à Cuba..." Lui et ses amis ont remarqué la fatigue du pape. Il exprime sa crainte de voir Jean-Paul II abréger sa vie par tant d'efforts et pense qu'il en fait trop pour son âge ! Il salue aussi Marie-Christine Koson, son mari et les 16 élèves de son cours ainsi que le président d'Espéranto-Vendée, Fabrice Morandeau.

- De Recife, au Brésil, Henriko Braga (prénom "espérantisé") raconte une histoire drôle trouvée dans son manuel d'espéranto : "Une personne téléphone à Radio Erevan. - Est-ce vrai que Michaël Desnitchev a acheté une auto à Moscou ? - Oui, c'est la vérité. Mais, premièrement, Ce n'était pas Michaël Desnitchev, mais Yvan Yvanovitch Desnitchev, donc, évidemment, une autre personne. Deuxièmement, il ne l'a pas achetée à Moscou, mais à Odessa, donc, évidemment, dans une tout autre ville d'Union Soviétique (le manuel est paru à cette époque). Troisièmement, il n'a pas acheté une auto, mais seulement une bicyclette, donc, évidemment, un tout autre véhicule. Et quatrièmement, il n'a pas acheté une bicyclette, mais on lui a volée."

- Lee Chong-Yeong est coréen, professeur d'Université, spécialisé en Économie et Commerce. Il a joint un long article sur le problème linguistique actuel dans le monde, sur les chances de l'espéranto et les défis.

- Mine Yositaka écrit : "Bien que le temps me manque pour écrire longuement, j'envois un petit message du Japon en réponse à votre appel. J'habite une petite ville à 50 km de Kobe, la grande ville qui a souffert d'un grand tremblement de terre voici justement 3 ans. On la reconstruit d'année en année et on voit qu'elle a maintenant de nouveau l'aspect superficiellement pompeux comme avant la catastrophe. Cependant il y a encore , malheureusement, deux à trois mille personnes qui habitent dans des cabanes provisoires inconfortables. Rine que des faibles, le plus souvent des personnes âgées, sont les délaissés de la reconstruction. Par ailleurs, je suis rédacteur de ãRiverojä (Rivières), la revue interculturelle en espéranto éditée à chaque saison, et je suis actuellement occupé à la rédaction du numéro 19."

- Le professeur Rudolf Fischer, de l'Institut d'Informatique Médicale de l'Université de Münster écrit : "Actuellement ressenti aussi en Europe, le consumérisme d'après l'exemple des États-Unis inonde les cultures du monde, transporté par la variante américaine de la langue anglaise. Par suite, des langues parlées par des millions d'hommes dans l'Union Européenne commencent aussi à s'effondrer, ce sur quoi des linguistes ont rapporté en Italie et en Allemagne. Dans cette situation historique, une langue internationale commune telle que l'espéranto fonctionne comme un moyen de protection des cultures ethniques créant une identité supranationale et permettant l'échange direct de connaissances, d'opinions et d'idées. C'est-à-dire qu'en tant que langue intentionnellement seconde, l'espéranto ne met pas en danger la communication interne ethnique et l'évolution de la culture spécifique ethnique qui pourra durablement, mondialement, contribuer à la pluralité souhaitable de cultures humaines égales en droit."

- Normand Fleury, de la Société Québécoise d'Espéranto : "Le Canada a deux langues officielles, mais malgré ça peu d'hommes connaissent vraiment deux langues. Cependant, beaucoup pensent 'Je devrais apprendre le français' ou 'je devrais apprendre l'anglais'. Eh bien, maintenant, il y a de plus en plus de relations commerciales avec l'Amérique latine où l'espagnol est LA langue. Ainsi, ceux qui ont peiné à apprendre l'anglais ou le français affrontent la nouvelle tâche d'apprendre l'espagnol... A mon avis, l'espéranto serait la solution parfaite, une langue pour faciliter les relations entre les pays en Amérique."

- Ole Fredrik Jensen écrit du Finnmark, la région la plus nordique de Norvège : "Nous travaillons pour organiser une rencontre en août 1998 à Tana, Skippagura, avec des participations de Suède, de Finlande et de Mourmansk, dans le nord de la Russie. En mars ou avril, le président du Club d'Espéranto de Mourmansk, M. Aleksas Masiukas, rendra visite à la ville amie de Vadsö durant une semaine. La commune de Vadsö a accordé 4000 couronnes norvégiennes pour son voyage (550 US$ = env. 3500 FRF). Un bonjour de 70° nord.ä

- Ancien traducteur polyvalent de l'ONU et de l'OMS, Claude Piron ajoute à son message d'encouragement la copie de celui qu'il a envoyé en Langue Internationale au Congrès Colombien d'Espéranto, avec la traduction française : "Notre société souffre d'une maladie mentale qu'on peut appeler le syndrome de Babel. De ce fait, des gens intelligents se comportent avec des personnes parlant une autre langue comme s'ils étaient des débiles mentaux. Et à cause de cette maladie, dans les relations internationales, on accepte comme une fatalité une inégalité entre les peuples que tout le monde trouverait extrêmement choquante dans la moindre compétition sportive. Une société qui prend les idées moins au sérieux qu'un ballon est mentalement malade. Si l'on compare objectivement les différentes manières de communiquer, par l'anglais, les gestes, l'interprétation simultanée, l'espéranto, etc., on constante que l'espéranto est le médicament qui permet de guérir le monde de cette maladie sociale. Aidons à le diffuser !"

- Sten Svenonius anime, avec d'autres membres de son groupe, une émission sur Radio Esperanto à Malmö, au sud de la Suède, en face de Copenhague. Le programme est bilingue, en suédois et espéranto, car son but est aussi d'informer les habitants de Malmö et environs. Comme le Congrès Universel d'Espéranto se tiendra cette année en France, à Montpellier, il demande si les participants espérantistes du monde entier pourront rencontrer des auditeurs de RCF-Vendée.

- De Norvège, Terje Martin Eggesvik présente tout simplement sa petite famille. Deux adultes, lui et son épouse Anne-Lise, et leurs enfants Abdoulie et Andreas qui ont respectivement 8 ans et demi et 2 ans et demi. "Aujourd'hui, le soleil brille et donne un air très clair. Le même soleil qui donne la lumière à toute l'humanité. Lorsque l'on pense à cela, le monde apparaît plus petit et le sentiment de l'unité mondiale grandit".

- De Norvège aussi, Karl Johan Gröning écrit : "Permettez-moi d'exprimer ma haute estime à votre égard pour votre travail incessant pour faire évoluer les possibilités d'établir des contacts à travers les frontières entre des hommes oeuvrant pour la paix par l'intermédiaire de la langue neutre, internationale, espéranto. Je souhaite, à vous et à vos collaborateurs de Vendée, un succès durable."

- Beaucoup de messages ne comportent qu'un simple salut ou un mot d'encouragement : Amikeca Reto (Réseau d'Amitié) animé par Gérard Rollin; ERA, radio émettant depuis Rome qui dit avoir "une grande considération pour ce genre d'initiative". A Adelaïde, Margaret Furness regrette d'être une retardataire faute d'avoir découvert l'adresse électronique par laquelle elle pouvait joindre Espéranto-Vendée (plusieurs personnes ont eu cette difficulté, ce qui laisse supposer que beaucoup d'autres ont renoncé à réagir à l'appel), et c'était par ailleurs la fête nationale d'Australie, et Marija Belosevic, de Zagreb, en Croatie, regrette de n'avoir eu connaissance de l'appel que tardivement.

- Le dernier message est parvenu de Nouvelle-Zélande où, à Wellington, Gwenda Sutton demande quelques renseignements sur L'homme qui a défié Babel, dont je suis coauteur. Elle ajoute : "Je parle couramment l'espéranto et je m'efforce maintenant d'acquérir le français." Elle trouve en tous cas que la poste électronique est une merveille : "J'ai trouvé que les gens qui retardent souvent leur réponse à des lettres ordinaires répondent tout de suite lorsqu'ils peuvent la faire sans acheter de timbres-poste ou laisser la maison. J'ai écrit à un chef scout européen en 1994, et je n'ai reçu la réponse que dans le troisième trimestre de 1996. La lettre contenait une adresse électronique. Lorsque la même personne a reçu ma réponse par la poste électronique, elle a répondu le même jour !"

Henri Masson