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Bruno MASALA
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(...) on a beau se moquer des rêveurs, ils ont ce qui manque à beaucoup: la force de leurs convictions qui entretient en eux la flamme souvent tremblante d'un idéal difficile à atteindre. En effet, combien de croyants marmottent tous les jours des prières sans y ajouter la moindre foi? Et cependant, à force de les répéter, ces mots finissent souvent par s'incruster en eux jusqu'au jour où, à la surprise générale, ils influent sur leurs moindres actions. |
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Il y a une certaine facilité dans le commandement: il faut que le prince encourage, et que ce soient les lois qui menacent. (XII-25) L'homme pieux et l'athée parlent toujours de religion; l'un parle de ce qu'il aime, et l'autre de ce qu'il craint. (XXV-1) |
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Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. |
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Dans son Journal intime, Kafka écrit: "Nous creusons la fosse de Babel." Pourquoi "la fosse"? En vérité, nous ne cessons pas d'élever en même temps la tour de ce même Babel. Mais tout est double. Nos mains fouillent la terre pendant que notre esprit monte vers le soleil. Nous pétrissons des corps et nous inventons des formes. Nous nous enfonçons dans la multiplicité des signes et des êtres et nous crions vers l'unité d'un Dieu inaccessible, et il en sera ainsi jusqu'à la fin des siècles, dans l'invisible simultanéité des exaltations et des écroulements. Babel, c'est l'écartèlement sans fin des sens et de l'esprit, c'est la prostitution du corps accueillant toutes les âmes et la constitution de l'âme unique absolvant tous les corps. Ce n'est pas pour rien que dans la Bible, Babel et Babylone sont un seul et même mot. Babel, c'est la ville des captifs que retient un espace épais et qui pourtant, dans un vide habité des seuls éclairs, sont visités par la parole; c'est le nom de la grande prostituée et son anonymat impénétrable; c'est le monu- ment élevé à l'impossibilité de l'amour par le paroxysme de l'amour. |
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Le besoin de nouveau est signe de fatigue ou de faiblesse
de l'esprit, qui demande ce qui lui manque.
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